Un bon couteau pour couper mon pain

Planche 95

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Grande planche verticale qui présente en son milieu de haut en bas, une veine naturelle un peu plus sombre, et une fente qui part du bord inférieur. Sous le bord supérieur un petit nœud sombre en forme d'amande et un autre en bas à gauche. Au dessus du texte, dessins d'un arbre, d'un soleil, d'un insecte, de plusieurs oiseaux, du mot « coucou » répété trois fois et de plusieurs fleurs, marguerites (?) et plants de muguets.

Planche 95

Texte en patois

ou printan Kan chante le premié coucou dian me poche je né jamé ién soû mé ien côté pe copâ le pan. je ne petafinaré pa de Fan le gène

Traduction

Au printemps, quand chante le premier coucou, dans mes poches je n'ai jamais le moindre sou… mais j'ai un couteau pour couper mon pain et je ne mourrai pas de faim.

Le Gène

Dessin de la planche 95
Paysage printannier

Commentaires

« Pétafinaré » est un terme métaphorique pour signifier mourir. Allusion à la « pétafine » qui est un fromage du Dauphiné, souvent très fort, élaboré essentiellement à partir de vieux restes de fromages et d'eau de vie.